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Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat, toutes et tous mobilisé.e.s le 22 mars

 

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habillerde profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS
LE 22 MARS 2018

Pour : 
- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ; 
- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ; 
- Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ; 
- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ; 
- L’abrogation du jour de carence ; 
- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

DES MESURES CONTRE LES AGENTS, LE STATUT ET LE SERVICE PUBLIC.

 

Communiqué de la CGT Fonction publique

Ce jour s’est tenu le premier Comité Interministériel de la Transformation Publique présidé par Edouard Philippe.

Ce que l’on sait des principales pistes gouvernementales mises en avant confirme malheureusement les craintes que l’on pouvait avoir.

En plaidant pour une accentuation du « salaire au mérite », en fonction d’objectifs collectifs et individuels à atteindre, le chef du gouvernement indique clairement que les performances quantifiables et la rentabilité – bref des éléments inspirés des lois libérales du marché et antinomiques des missions publiques et de l’intérêt général – doivent occuper une place prépondérante dans le système de rémunération des agents de la Fonction publique.


En appelant à un élargissement significatif du recours à l’emploi non titulaire, alors même que 20% des salariés de la Fonction publique, soit environ 1 million de personnes, sont déjà des contractuels, Edouard Philippe veut démanteler le statut général des fonctionnaires et accroître de façon indigne la précarité.

 

Après le nouveau gel de la valeur du point, la mise en place du jour de carence, les perspectives annoncées de 120 000 suppressions d’emplois supplémentaires, la privatisation ou l’abandon pure et simple des missions publiques, cette nouvelle attaque frontale est insupportable et inacceptable.

Alors que les légitimes mobilisations des agents de la Fonction publique – tous ensemble le 10 octobre 2017, en janvier dans l’administration pénitentiaire et dans les EHPAD, aujourd’hui dans l’Enseignement supérieur et chez les conseillers d’insertion et de probation, le 6 février dans le second degré, etc.… – ne reçoivent aucune réponse satisfaisante, le gouvernement multiplie au contraire des attaques d’un niveau inédit.

Par ailleurs, la méthode choisie en dit long sur la véritable conception du dialogue social du Président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement : circulez, il n’y a rien à voir !

En précisant « la fluidité » et la « déconcentration » du dialogue social à l’instar de ce que les ordonnances imposent pour le secteur privé, le Premier ministre démontre bien que, à rebours de ses déclarations lénifiantes, les droits et les moyens des représentants des personnels sont avant tout pour lui des obstacles qu’il convient de fragiliser pour mieux les contourner.

Pour la CGT, plus que jamais, cela confirme la légitimité des luttes des personnels, la nécessité de leur convergence et de leur renforcement.

Rétablissement du jour de carence dans la Fonction publique : Une mesure injuste, inefficace et insultante

« Tout d’abord, si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, « en vrai », comme disent les enfants, la situation n’est pas aussi injuste que celle que vous décrivez », Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, répondant à un député de droite en 2015.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, a annoncé hier en fin de journée le rétablissement du jour de carence pour les agents de la Fonction publique à partir de janvier 2018.

La CGT Fonction publique l’affirme : le jour de carence est motivé par un mensonge. Le gouvernement fonde notamment sa décision sur la volonté de corriger une supposée inégalité public-privé. Or, pour une large majorité des salariés du privé, les trois jours de carence sont actuellement couverts par divers dispositifs (convention collective, accord d’entreprise,…) pris en charge par les employeurs. L’égalité dans ce domaine devrait en fait passer par un dispositif de couverture pour la minorité de salariés du privé qui aujourd’hui n’en bénéficient pas.

Après l’annonce du gel du point d’indice, le gouvernement opère une nouvelle ponction sur la rémunération des agents publics. Les fonctionnaires et agents publics en maladie restent rémunérés directement par leur employeur et non par la Sécurité sociale : l’Etat procède ainsi à une économie directe sur les salaires qu’il doit verser, et permet aux autres employeurs publics de faire de même.

Enfin, ce jour de carence constitue une véritable insulte. Son instauration revient à considérer chaque malade comme suspect de fraude et donc, dans le doute, à le sanctionner d’office. Les médecins sont au passage considérés comme des pourvoyeurs d’arrêts de complaisance. Le travail au noir représente 9 à 15 milliards par an de manque à gagner pour les comptes sociaux, soit davantage que la totalité des sommes versées au titre des indemnités journalières pour absence maladie. Ce gisement d’économie côté patronal est ignoré par le gouvernement, qui préfère taper une nouvelle fois sur les travailleurs, en opposant public et privé et en prenant les malades pour boucs émissaires.

En lieu et place de cette mesure stigmatisante et inefficace, le gouvernement a la responsabilité de considérer et de traiter les causes réelles d’une grande partie des arrêts maladie dans la Fonction publique, à savoir la dégradation des conditions de travail et la souffrance générée par les politiques d’austérité.

 

 

EHPAD | Lettre ouverte aux résidents et leurs familles

 

Lettre ouverte de la Fédération CGT des Services Publics et de la Fédération CGT Santé et Action sociale

Lettre ouverte aux résidents et leurs familles

Madame, Monsieur,

Depuis de nombreux mois, les conflits dans les Ehpad, établissements et structures de prise en charge des personnes en perte d’autonomie, se multiplient. Grâce à la couverture médiatique de ces évènements, la France découvre l’indignité avec laquelle on traite nos ainés dans ce pays. Les témoignages édifiants des personnels des Ehpad sur leurs conditions de travail et la prise en charge « maltraitante » des résidents sont alarmants. La loi d’adaptation au vieillissement (loi ASV), mise en application en 2016, avait été critiquée du fait de sa direction vers le tout domicile, au détriment des Ehpad. Mais la réforme du financement a fait que ces établissements se retrouvent en grande difficulté. Cela se traduit par une baisse de 200 millions d’euros sur le budget pour le public. Quant aux établissements privés commerciaux, ils bénéficient, quant à eux, d’un crédit d’impôt sous forme d’exonération de taxe patronale sur les salaires. Ils rétribuent leurs actionnaires et investissent à l’étranger ! La baisse des dotations va accentuer les sous-effectifs auprès des services et établissements dédiés aux personnes âgées en perte d’autonomie. En conséquence, il y aura des répercussions sur la prise en charge des personnes âgées (en France, le ratio est de 0,60, en Allemagne de 1,2).

Actuellement, les tarifs d’hébergement sont au-dessus de la solvabilité des populations accueillies. 75 % des hébergés disposent d’un revenu inférieur au coût de leur séjour en moyenne de 1587 euros. Si les soins sont pris en charge par l’Assurance maladie et les 2/3 de la dépendance par les Conseils départementaux, les frais d’hébergement incombent aux résidents, soit un reste à charge négatif au regard des revenus. Dans le privé lucratif, les tarifs d’hébergement peuvent varier entre 2 000 et 8 000 euros selon les régions.

Ces dernières années, les situations des Ehpad, foyers-logement, SSAD — Services de Soins à Domicile — et SSIAD — Services de Soins Infirmiers à Domicile — se sont particulièrement tendues. Les personnels en nombre très insuffisant sont épuisés par des cadences infernales, soumis à des phénomènes d’extrême intensification du travail allant malheureusement parfois jusqu’à la perte du sens du travail, l’épuisement absolu et la dégradation directe de la prise en charge de la personne âgée.

Le vieillissement est-il dans les priorités du gouvernement ?

Alors que ce gouvernement a supprimé le secrétariat d’État aux personnes âgées, nous n’avons plus d’interlocuteur dédié. Le Haut Conseil de la famille réuni en décembre 2017 a déclaré : « La situation actuelle n’est pas digne d’un pays aussi riche que le nôtre ».

Que voilà une parole sensée ! La CGT s’indigne en effet depuis longtemps de la façon dont sont traités nos ainés. Mais, sans personnel supplémentaire qualifié, reconnu avec des moyens humains et matériels, il n’y a pas d’amélioration possible. La ministre de la Santé déclare : « Les difficultés persistantes de certains Ehpad publics sont imputables à des carences managériales ».

La CGT dit stop aux déclarations fracassantes, non suivies d’effets ! Il faut des actes forts : quels financements ? Quels taux d’encadrement ? Quelles revalorisations salariales ? Comment accompagner, respecter les besoins des résidents ? Quelle prise en charge de la dépendance de demain ? Le Haut Conseil de la famille se prononce pour une évolution du système assurantiel et de prévoyance. Devant le reste à charge élevé, il préconise le développement du marché de l’assurance privée.

La CGT propose la création d’un droit à l’autonomie dans le cadre de la branche maladie de la Sécurité sociale et d’un grand service public de la santé et de l’action sociale, excluant les établissements privés commerciaux. Pas d’argent de la Sécurité sociale pour rémunérer les actionnaires !

La CGT appelle donc à une initiative nationale dans les EHPAD, foyers-logement, SSAD et SSIAD le mardi 30 janvier 2018. Cette journée sera marquée par des grèves, débrayages, actions locales, débats publics, interpellations des élus locaux… 
La CGT invite donc l’ensemble des familles et résidents à nous retrouver et à participer à nos côtés à cette journée d’action mardi 30 JANVIER 2018.

Ensemble, exigeons des politiques au service du progrès social !

EHPAD : Tous en grève le 30 janvier 2018 pour l’augmentation des effectifs gage de l’amélioration de la prise en charge des résidents | Communiqué commun

 

Les sept organisations syndicales signataires, avec l’AD-PA se sont réunies le 9 janvier 2018. Elles ont adopté le communiqué suivant.

Le 30 janvier 2018, les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, SUD, UNSA, CFTC et CFE-CGC, appellent les salariés des Établissements d’Hébergements pour Personnes âgées dépendantes (EHPAD), ainsi que ceux des soins à domicile, à se mettre en grève et à manifester.

L’association des directeurs de services à domicile et d’établissements pour personnes âgées (AD-PA) soutient largement ce mouvement. De leur côté, neuf associations et unions confédérales de retraités apportent aussi leur soutien à cette initiative d’ampleur nationale.

Depuis plusieurs années, les organisations syndicales dénoncent l’insuffisance des effectifs et des moyens, personne ne le conteste, encore moins la mission parlementaire IBORRA, qui l’a relevée dans ses conclusions.

À cela s’ajoute une nouvelle réforme de la tarification, unanimement contestée, qui va se traduire par des suppressions massives de postes et une prise en charge des résidents qui sera encore plus dégradée.

Après la catastrophe sanitaire liée à la canicule de 2003, la réponse du gouvernement avait été d’imposer à tous les salariés de travailler le lundi de la Pentecôte, sans qu’aucune étude de besoins réels sur les structures n’ait été menée.

En 2006, le « Plan Solidarité Grand Age » préconisait qu’au plus tard en 2012, les effectifs devaient être renforcés par la mise en place d’un ratio de « un agent pour un résident ». Cela n’a jamais été mis en application.

Face à une situation qui ne cesse de se détériorer, tant pour les personnes âgées prises en charge que pour le personnel de ces établissements dont les conditions de travail se sont considérablement dégradées, il n’y a pas d’autre issue que le rapport de force pour faire entendre nos revendications.

Le président de la République interpelé sur cette question refuse de recevoir les organisations syndicales et la ministre de la Santé, après avoir déclaré que les difficultés des EHPAD « n’étaient pas qu’une question financière, mais un problème de management, notamment dans les établissements publics », ne propose qu’un groupe de réflexion sur la qualité de vie au travail (QVT) !

Nous considérons que cette situation ne peut plus durer. Nous ne pouvons rester indifférents ni à la prise en charge de nos ainés, ni à la dégradation de nos conditions de travail.

Le gouvernement et la Ministre de la Santé doivent répondre aux légitimes revendications !

Pour toutes ces raisons, les 7 organisations syndicales appellent tous les salariés des EHPAD, ainsi que ceux des soins à domicile à faire grève le 30 janvier et à participer massivement aux différentes initiatives qui seront organisées en commun dans les départements en direction des préfectures, des ARS et des Conseils Départementaux, afin de porter nos revendications :

  • Application d’un agent ou un salarié par résident, tel que prévu par la Plan Solidarité Grand Age ;
  • Abrogation des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des EHPAD, contenues dans la loi du 28 décembre 2015 ainsi que le retrait des décrets d’application ;
  • Arrêt des baisses de dotations induites par la convergence tarifaire et exige par conséquent le maintien de tous les effectifs des EHPAD y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés ;
  • Amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales ;

Enfin, les sept organisations syndicales et l’AD-PA réaffirment leur ferme volonté d’être reçues par Emmanuel Macron.

Une conférence de presse nationale se tiendra le 25 janvier à la Bourse du travail à Paris.

Il a été notamment décidé qu’une délégation commune se rendra le 30 janvier à 10 heures à Matignon, puis au ministère des Solidarités et de la Santé en début d’après-midi où sera organisé un rassemblement.

Le 9 janvier 2018

LES VŒUX SE SUCCEDENT, LA REGRESSION PERDURE !!!

 

 

La CGT des personnels actifs et retraités de Lille, Helemmes et Lomme vous adresse à toutes et à tous ses meilleurs vœux d’espoir de conquête et de courage pour cette nouvelle année 2018.

Pour cette nouvelle année il est plus que temps d’imposer et de revendiquer de ce que nous voulons, au lieu de subir ce que nous ne voulons pas.

Ces vœux du 12 janvier 2018 sont ceux du syndicat CGT, fidèle à son engagement et ses combats depuis plus de 100 ans qui ont permis l’avènement des congés payés, de la protection sociale (maladie et retraite), du statut de la fonction publique, de l’amélioration et la réduction du temps de travail, de l’expression syndicale des salariés…

Ces conquêtes syndicales et de la CGT ne doivent jamais être oubliées et notre génération a la charge de les défendre et de les accroitre pour nous et les générations futures.

Par contre les vœux que vous allez entendre ce jour de la part de notre équipe municipale sont-ils vraiment en phase avec notre ambition de maintien de nos acquis et de nos perspectives de progrès social ?

 Les vœux se succèdent, la régression s’installe !

 Évidemment, nous ne pouvons-nous satisfaire de ces déclarations attendues, d’opportunité médiatique, alors que nous constatons au quotidien l’alignement de nos élus et de notre administration sur les nouvelles injonctions et préconisations de l’actuelle majorité gouvernementale.

 

Ainsi, sans surprise, les vœux 2018 auront à leur menu, des mets bien moins ragoutants que ceux qui vous seront  servis tout à l’heure : 

En (r)entrée : La privatisation des services avec une petite mise en bouche annoncée récemment, la privatisation des services Fourrière et Objets trouvés.

Privatisation programmée et annoncée comme possibilité de réduire les coûts de fonctionnement et d’améliorer son « dit » fonctionnement. Il est vrai qu’une gestion privée de cette mission publique peut réduire ses coûts en développant la précarité de l’emploi et l’intensivité du travail, le non-respect des salariés. Chose qui ne semble ne pas déranger et choquer notre équipe municipale. Avec de tels critères un grand nombre de services municipaux pourraient avoir le même destin avec la bénédiction d’une équipe municipale désinhibée de toute exigence éthique et sociale.

 

En plat de résistance :

Nous sommes tous à constater une dégradation des conditions de travail, des suppressions de postes dans nos services (à la faveur de mobilités ou de départs en retraites), de mises en places d’horaires de plus en plus contraignants (sans aucune concertation ni dialogue avec les agents concernés), de recours massif à l’emploi précaire (même sur des missions permanentes de services au public)…

Quant à nos possibilités d’évolution de carrière et de rémunération, elles sont de plus en plus réduites et amputées avec la mise en place de ratios d’avancement de grade de plus en plus étriqués, sans parler de possibilités des promotions internes rendues quasi inexistantes par la politique de suppression de poste et de non recrutement de titulaires (puisque que l’essentiel des recrutements se fait par la voix contractuelle et non parmi les lauréats de concours, fermant ainsi la porte  aux possibilités de promotion interne dans une catégorie supérieure).

À ce propos, notre syndicat se bat pour l’augmentation des ratios d’avancement pour que tous les agents puissent bénéficier d’un avancement de grade et d’une carrière complète alors qu’aujourd’hui, selon la très officielle DGCL (direction générale des collectivités locales) seuls 3% des agents bénéficient d’une carrière complète avant leur départ à la retraite dans leur catégorie.

Sur la question de la CAP s’il y a bien une urgence et un combat c’est bien celui-là !

 

En dessert :    « La régression du dialogue social »

Lors de ces vœux de l’autorité territoriale, on nous fera  croire à un dialogue social harmonieux, bienveillant et respectueux avec les organisations syndicales des salariés de notre collectivité.

Nous ne pouvons que dénoncer l’absence totale de ce pseudo dialogue social !

 

La réalité est toute autre :

Une consultation des instances paritaires du personnel (CAP, CTP, CHSCT) uniquement formelle, sans aucune prise en compte des avis divergents des représentants du personnel, ni aucune concertation en amont de décisions modifiants la situation des agents ou des services de notre collectivité.

 

En bon élève des méthodes préconisées par les deux Manus (Valls et Macron) la ville de Lille va jusqu’à pratiquer la discussion avec les seules (voire la seule) organisations syndicales en accord avec elle sur ses projets de réorganisations des services et de modification de conditions de travail des agents.

 

          En digestif :  

Pour nous, seule la mobilisation des agents permettra d’inverser ces politiques régressives, tant nationales que locales, et  de conquérir des droits nouveaux.

Rappelons-nous qu’il n’est pas de « sauveur suprême », producteurs (agent-e-s) sauvons-nous, nous-mêmes et décrétons les services publics commun !!!!! Adaptation d’une veille chanson militante, composée à la demande de Gustave DELORY (ancien Maire de Lille – Socialiste)

 

 

 

 

        

ATSEM en colère !!

Le gouvernement ne veut pas reconnaître nos revendications ! [Tract]

Pour une véritable reconnaissance professionnelle, la CGT revendique :

-  L’amélioration des conditions d’emplois : 
• Un taux d’encadrement légiféré nationalement sur les temps périscolaires et de restauration scolaire
• Une ATSEM à temps plein par classe, à minima
• Une formation professionnelle tout au long de la carrière
• Une réelle intégration dans l’équipe éducative 
-  La résolution du problème de double hiérarchie (éducation nationale, collectivités territoriales) par la promulgation d’une texte réglementaire (loi, décret, circulaire). 
-  La reconnaissance immédiate des missions éducatives des ATSEM sur le terrain et dans le référentiel de compétences CAP Petite Enfance 
-  Une véritable évolution professionnelle par un déroulement de carrière sur deux cadres d’emploi (C et B) 
-  La reconnaissance de la pénibilité : inscription du cadre d’emploi des ATSEM en catégorie active auprès de la CNRACL (départ anticipé à la retraite sans décote) 
-  La reconstruction des carrières suite aux Accords Jacob de 2006 (perte de toute l’ancienneté) 
-  Le traitement Fonction Publique à 1800 euros bruts mensuels

Pour un service public de qualité partout, pour tou-te-s,
Pour préparer l’avenir de nos enfants, il faut améliorer le présent des ATSEM !
LA CGT NE LÂCHERA PAS !

La Fédération CGT des Services Publics invite les syndicats à organiser dans chaque département, collectivité des Assemblées générales, réunions d’informations syndicales pour renforcer le rapport de force et être entendu-e-s !

ATSEM en colère | Le gouvernement ne veut pas reconnaître nos revendications ! [Tract]

NON AU FLICAGE MEDICAL

 

 

Lors du CHSCT du 4 décembre dernier a été présenté le dispositif de contrôle médical que la collectivité veut mettre en œuvre à compter du 1er janvier 2018.

Diverses études ont pourtant montré que pour prévenir les absences au travail le dispositif de retenues sur salaires appliqués aux agents n’est pas une solution.

La Ville nous rappelle que le taux d’absentéisme pour maladie ordinaire était en 2016 de 5,18 %. Les causes sont connues : la maladie ordinaire (gastro, grippe..) mais aussi en raison des conditions de travail dégradées, des réorganisations permanentes, du management par le stress, de la pression par objectif, le manque de moyens pour les atteindre, manque de considération,…

La Ville de Lille a malgré tout sorti l’arsenal lourd : les contrôles médicaux délégués à la société privée SECUREX (recommandée sur le site du Medef) qui s’est fait connaître pour mettre en œuvre un véritable flicage des personnels, notamment à la RATP et à La Poste.

Les contrôles médicaux sont des armes de pression permanente à l’encontre des agents en arrêt pour raison de santé. Le seul but étant de diminuer le nombre de jours d’arrêt par la répression, ou par dissuasion de se faire soigner dans le souci constant de faire de fausses économies au détriment de la santé de la personne.

On vous dira qu’il s’agit de vérifier si l’état de santé constaté lors du contrôle permet ou non la reprise de travail. Pourquoi donc faire des contrôles inopinés si ce n’est pour mettre une pression supplémentaire et ainsi dissuader les agents à se soigner ? Nous rappelons que l’Ordre national des médecins précise: «Afin de ne pas contrevenir à la déontologie médicale, le médecin doit uniquement indiquer les circonstances qui ont rendu impossible l’examen de l’assuré et la vérification de la justification de l’arrêt de travail. S’il n’a pu pénétrer au domicile, il ne peut pour autant certifier l’absence de la personne qu’il devait contrôler».

On nous annonce également que ce contrôle médical (poliment nommé contre-visite médicale) pourra être lancé directement à Sécurex dès le premier jour d’arrêt de travail par le N+2 et ce même si l’administration n’a pas encore reçu l’avis d’arrêt de travail !!! 

Comment dans ces conditions, considérer que ce soit là un contrôle médical et non un flicage ? Certains encadrants pourront utiliser ce pouvoir supplémentaire qui leur sera accordé pour accroître la pression, tout en sachant que le N+2 ne désavouera pas le N+1.

Mettre en place une politique de prévention efficace des absences, nécessite de mettre l’accent sur l’amélioration les conditions de travail, sur le dialogue et en favorisant le bien être au travail et non à mettre en œuvre des outils de répression. 

L’amélioration des aménagements de postes et l’accélération des reclassements pour raison de santé contribuerons également à une baisse de l’absentéisme.

La CGT des personnels actifs et retraités de Lille, Hellemmes et Lomme ainsi que les syndicats FO et SAI siégeant en CHSCT ne pouvons donc accepter de voter en faveur de ce dispositif rétrograde et stigmatisant.

En clair, 3 Organisations syndicales sur 4 ont voté contre se projet inacceptable

 

VOLONTAIRES EN SERVICE CIVIQUE : ÊTES-VOUS BIEN INFORMÉS

VOTRE STATUT DE VOLONTAIRE : né sur les décombres du service militaire, le statut de volontaire en Service Civique ne relève pas du Code du Travail et a un statut particulier:

vous n’êtes ni salarié, ni bénévole. A ce titre, la relation qui vous lie à la collectivité qui vous accueille n’est pas une relation de subordination, mais une relation de coopération. Par ailleurs, en tant que volontaire, vous ne devez pas vous substituer à un agent public.

L’organisme d’accueil a l’obligation de vous désigner un tuteur chargé : primo, de vous préparer à la mission que vous réaliserez et secondo, de vous accompagner dans votre réflexion sur votre projet d’avenir afin de favoriser, à l’issue de l’accomplissement de votre mission de Service Civique, votre insertion professionnelle.

Les tâches qui vous sont confiées doivent être, en conséquence, différentes et complémentaires de celles confiées aux agents de l’organisme d’accueil. Le temps de mission fixé par la collectivité est de 25 heures hebdomadaires

Lire la suite au format PDF  :

Tract recto service civique
Tract verso service civique

LES RATIOS DE LA COLÈRE


Dans un contexte où le pouvoir d’achat des agents publics est amputé du fait notamment, de la poursuite
du gel des rémunérations, de l’augmentation de 1,7 point de la CSG non compensée dans la fonction
publique, du rétablissement du jour de carence.
Notre administration nous a présenté, lors du dernier CTP du 29/09/17,
ses propositions de ratios d’avancements pour les prochaines CAP.
Ces ratios d’avancements déterminent le nombre d’agents pouvant
bénéficier d’un avancement de grade parmi les collègues qui
remplissent les conditions statutaires d’ancienneté et d’échelon dans
leurs grades actuels.
Depuis plusieurs années ces « fameux ratios » ne sont plus imposés par la
loi, mais sont fixés par chaque collectivité après consultation des
représentants du personnel au CTP.


Ainsi l’administration a donc toute liberté de fixer, pour chaque avancement, des taux allant de 0% à
100%. La ville de Lille continuant sa politique d’économie sur le dos des agents, nous propose pour les
collègues au tout premier grade de la catégorie C (C1) un taux d’avancement « mirifique » de 10% pour
l’année 2018. Soit un agent sur dix au grand maximum pour une catégorie de collègues dont plusieurs
dizaines partent chaque année en retraite, TOUJOURS AU PREMIER GRADE.
Une telle mesure ne fera qu’amplifier le phénomène de PRECARISATION des retraités.
Estimant qu’elle doit faire face à un budget contraint, elle fait le choix de faire peser sa politique
d’austérité salariale sur les agents les plus vulnérables et les plus mal payés de la collectivité.
Pour nos organisations syndicales, cette proposition n’est pas acceptable et nous nous félicitons du
vote unanimement CONTRE des organisations syndicales lors de la séance du CTP du 29/09/17.


Nos syndicats SAI – FO – CGT connaissons et combattons l’organisation de l’appauvrissement des
collectivités territoriales par les gouvernements successifs qui favorisent les baisses des dotations de l’état,
les cadeaux fiscaux au patronat et/ou aux propriétaires de yacht et de véhicules de luxe…
Pourtant des communes, bien plus pauvres que la ville de Lille, comme par exemple la ville de Nanterre,
délibèrent sur des ratios de 100% pour les agents du premier grade de la catégorie C (C1).
Donc notre proposition est tout à fait possible au sein de notre collectivité !!!


Conformément aux textes et après le vote unanimement contre, un nouveau CTP doit se
réunir sur ce sujet. Nous appelons l’ensemble des représentant-e-s du personnel, élu-e-s
en CTP à maintenir leurs exigences exprimées lors de la première séance.
Nous réclamons des ratios à 100% tel qu’à la ville de Nanterre.
Après cette consultation en deuxième séance de ce 06/10/2017,
la Direction Générale passera-t-elle en force son projet contre l’avis des syndicats de la collectivité ???
Il n’y a pas si longtemps, nos élu-e-s s’indignaient du 49-3 de Manuel Valls et aujourd’hui des
ordonnances du président Macron !!! Que penser des pratiques Lilloises ???

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  • Union Départementale CGT Nord
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