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1er mai | Convergeons tous ensemble dans les mobilisations 10H00 PORTE DES POSTES À LILLE

 

Communiqué CGT Fonction publique

Il est urgent que les nations, l’Europe et la France agissent pour la paix et le développement de sociétés solidaires. Chacun et chacune doit pouvoir vivre dignement, libre, avoir accès à l’éducation, la culture et à l’ensemble des droits fondamentaux.

Au niveau international, quels que soient les conflits et pays, la mise en œuvre de solutions politiques et diplomatiques basées sur le respect du droit international et la protection des populations civiles est bien la seule issue pour la paix. De ce fait, la CGT continuera à dénoncer toute escalade guerrière.

En Europe, ces dernières semaines, des mobilisations pour la défense des libertés se sont multipliées en Hongrie pour la défense de l’État de droit et en Slovaquie suite à l’assassinat du journaliste Jan Kuciak, en Pologne pour le droit à l’avortement.

Concernant la défense des services publics, les mobilisations se développent en France et au-delà de nos frontières. Pour exemple, en Allemagne, les personnels et agent.e.s viennent de gagner par les luttes une hausse de 7,5 % de leur rémunération sur 2 ans et demi…

En France, le 22 mars 2018 a été une réussite avec l’engagement important des agent.e.s de la fonction publique, rejoint.e.s par d’autres secteurs dans la grève et les 180 manifestations ou rassemblements sur tout le territoire.

De forts taux de grévistes ont été relevés malgré les tentatives des ministères et des directions de les minimiser.

En effet, et de manière certaine, l’injustice sociale progresse avec le déséquilibre dans la répartition des richesses en faveur du capital.

La situation des salarié.e.s et agent.e.s, privé.e.s d’emplois et retraité.e.s, des lycéen.ne.s et étudiant.e.s se détériore. Dans le même temps, le gouvernement nous impose 200 milliards d’exonérations de cotisations pour les entreprises, celles du CAC 40 dégagent 94 milliards d’euros de profits en 2017 et les dividendes versés aux actionnaires continuent à augmenter. La France est à la tête du palmarès des dividendes versés !

Sans décence et vergogne, Macron et le gouvernement stigmatisent les retraité.e.s considéré.e.s comme des privilégié.e.s lorsqu’elles/ils perçoivent plus de 1200 euros, les cheminot.e.s comme des nanti.e.s car trop de droits et de garanties collectives, les fonctionnaires comme des profiteurs et trop coûteux, car sous statut général, les jeunes comme de dangereux gauchistes, car défavorables au tri sélectif de Parcoursup…

Ce gouvernement attaque notre modèle social basé sur la solidarité, notre protection sociale de haut niveau et nos services publics, gages de cohésion et d’égalité.

Nous avons raison d’exiger l’ouverture de réelles négociations pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour des créations d’emplois statutaires, pour la titularisation des précaires, pour l’égalité professionnelle, pour le développement des missions publiques…

L’élévation du rapport de force, son inscription dans la durée pour les prochains jours, les prochains mois, est notre priorité. C’est sur cette base que les organisations de la fonction publique ont décidé d’un plan de mobilisations revendicatives, avec un feu roulant d’actions tout le mois d’avril et la construction de grèves massives à partir du 22 mai.

Résolument engagé.e.s dans les luttes, et déterminé.e.s à œuvrer à leur convergence, soyons nombreux et nombreuses dans les défilés du 1er mai,journée d’action et de mobilisation internationale pour les droits des travailleurs/ses et pour la paix durable dans le monde entier.      10H00 PORTE DES POSTES À LILLE

PRÉAVIS DE GRÈVE DU 21 AVRIL AU 4 MAI 2018.

Préavis de grève reconductible pour la période du 21 avril au vendredi 4 mai inclus.

Madame et Messieurs les Ministres,

La situation des agent-e-s de la Fonction publique ne cesse de se dégrader et les mobilisations sont importantes dans de nombreux secteurs, dans les trois versants, hospitalier, territorial et celui de l’État, comme l’a encore démontré la réussite de la journée de grève et de manifestations du 22 mars.

Sans répondre aux revendications, portées unitairement le plus souvent, le gouvernement a choisi de franchir un nouveau cap avec les annonces du 1er février dernier, déclinées dans le projet gouvernemental intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics ».

En préconisant un plan de départ volontaire pour accompagner les abandons de missions et les nouvelles suppressions d’emplois envisagées, le recours accru au non-titulariat et à la précarité, l’extension du salaire au mérite et donc de la rémunération accessoire et discriminante, la diminution des instances de représentation du personnel et des droits syndicaux, c’est à une nouvelle attaque d’une très grande violence à laquelle se livre le gouvernement contre le Statut général, les agent-e-s et les missions publiques.

Après plusieurs rencontres entre vous et les organisations syndicales de la Fonction publique, nous constatons que le gouvernement refuse de remettre en cause les fondements de son projet de feuille de route. Nous nous félicitons cela dit du recul gouvernemental annoncé quant au projet du Président de mettre fin à la valeur unique du point d’indice, recul que nous portons à l’entier crédit de la mobilisation des agents.

C’est pour s’opposer aux régressions inacceptables que vous projetez et promouvoir d’autres mesures respectueuses du service public et de l’intérêt général que la CGT poursuit la bataille revendicative dans l’unité la plus large possible.

Dans la continuité de notre précédent préavis, afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, et si elles et ils décident d’inscrire le processus d’action dans la durée, la Fédération CGT des Services publics dépose donc des préavis de grève de 0 à 24 h pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et les salariés relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, thanatologie, secteur privé du logement social) pour les journées suivantes : 21 avril, 22 avril, 23 avril, 24 avril, 25 avril, 26 avril, 27 avril, 28 avril, 29 avril, 30 avril, 1er mai, 2 mai, 3 mai et 4 mai 2018 inclus.

Avec les personnels qui décideront la grève, notre organisation portera notamment les revendications suivantes, tant sur le plan national que local : 
- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ; 
- L’abrogation du RIFSEEP, dispositif injuste et portant atteinte à la Fonction publique de carrière ; 
- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations d’emplois statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ; 
- Un nouveau plan de titularisation des contractuelles, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ; 
- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ; 
- L’abrogation du jour de carence 
- Le respect plein et entier de la démocratie sociale, du syndicalisme, de son rôle de représentation des agents et de ses moyens de fonctionnement et d’intervention (comité technique et CHSCT) ; 
- L’arrêt des processus de remise en cause des régimes des modalités d’organisation du temps de travail, le respect du cadre des 35h et des dispositifs négociés avant 2001 ; 
- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ainsi que l’amélioration de la reconnaissance de la catégorie active et de la pénibilité ; 
- Le rétablissement du 1% CNFPT.

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel, tant sur le plan national que local.
Nous vous adressons, Madame et Messieurs les Ministres, nos sincères salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics,
Baptiste TALBOT
Secrétaire général

ATSEM PLUS DÉTERMINÉES QUE JAMAIS !!

Communiqué commun des organisations CGT-FAFPT-FO-SNU,TER FSU TERRITORIALE-SUD CT et préavis de grève


En grève reconductible à partir de jeudi 19 avril 2018 
Pour exiger du gouvernement et des collectivités des réponses à leurs revendications 
et mardi 22 mai 2018 en grève et manifestation unitaire pour donner tout.e.s ensemble un avenir à la fonction publique

Depuis des années, la situation des ATSEM ne cesse de se dégrader ; en dépit des fortes mobilisations unitaires et nationales de ces professionnelles lors du Conseil Supérieur de la Fonction publique territoriale en décembre 2016 et février 2017, l’intersyndicale CGT, FA-FPT, FO, SNU,TER FSU TERRITORIALE, Sud Solidaires déplore aujourd’hui la timidité des « avancées » des décrets publiés début mars 2018 pour ce cadre d’emplois.

Alors que ces dernières s’attendaient à une prise en compte importante de leurs revendications, force est de constater que le gouvernement n’a rien cédé de significatif pour reconnaître les missions éducatives, favoriser un véritable déroulement de carrière et améliorer les conditions d’emplois des ATSEM. 

Or, encore plus particulièrement ces dernières années, les ATSEM se sont largement investies, pour le bien-être et l’épanouissement des enfants, non seulement à l’école, mais aussi sur les temps périscolaires. Des missions éducatives, dont elles se sont acquittées avec beaucoup de conscience professionnelle, de savoirs et de savoir-faire, leur ont été confiées.

Rendre la maternelle obligatoire à l’âge de 3 ans dès 2019 : l’engagement ambitieux d’Emmanuel Macron n’est pas tenable si l’on ne place pas l’amélioration des conditions d’accueil et d’apprentissage des enfants au cœur des enjeux.

Cette mesure induit la scolarisation de 26 000 enfants supplémentaires, 1050 classes de maternelles et postes d’ATSEM à créer alors que dans le même temps ce même gouvernement annonce fièrement la suppression de 70 000 postes dans la Fonction publique territoriale et applique une nouvelle cure d’austérité financière aux collectivités !

Depuis plusieurs mois, au sein des communes et structures intercommunales, les mobilisations des ATSEM s’amplifient pour la défense de leurs conditions de travail, de leurs missions et une réelle reconnaissance professionnelle.

Ces professionnel.le.s, comme l’ensemble des agents des collectivités territoriales, sont durement frappé.e.s par les conséquences des politiques d’austérité décidées par le gouvernement et la majorité parlementaire, au détriment de la réponse aux besoins des populations, des parents, mais aussi et surtout des enfants.

Les raisons de la mobilisation restent donc plus que jamais entières. La colère monte !

Dans le prolongement du mécontentement général exprimé le 10 octobre 2017 puis le 22 mars 2018 et au vu de toutes les attaques menées par le gouvernement, les revendications légitimes des ATSEM doivent être entendues.

Pour permettre aux agents de porter leurs revendications, l’intersyndicale CGT, FA-FPT, FO, SNU,TER FSU TERRITORIALE, Sud CT dépose un préavis de grève reconductible pour les Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles, titulaires, non-titulaires et faisant fonction à partir du jeudi 19 avril 2018 et appelle l’ensemble des agents à la mobilisation massive et unitaire pour la défense du service public le 22 mai 2018.

Dans le cadre de cette mobilisation, des agents décideront de cesser le travail et se mobiliseront pour :


La revalorisation des grilles indiciaires, l’augmentation du point d’indice et l’amélioration de la carrière
• L’amélioration des conditions d’emplois : 
-  Un taux d’encadrement légiféré nationalement sur les temps périscolaires et de restauration scolaire 
-  Une ATSEM à temps plein par classe, à minima ; 
-  Une véritable effectivité du droit à la formation professionnelle tout au long de la carrière 
• Une réelle intégration dans l’équipe éducative ;
• La reconnaissance immédiate des missions éducatives des ATSEM sur le terrain, conformément au référentiel de compétences du CAP Petite Enfance ;
• Une véritable évolution professionnelle en catégorie B, par un déroulement de carrière sur deux catégories (C et B) ;
• La reconnaissance de la pénibilité : inscription du cadre d’emploi des ATSEM en catégorie active avec une bonification d’ancienneté ;
• La titularisation des agents non-titulaires ;
• Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
• L’arrêt du processus de remise en cause des modalités d’organisation du temps de travail, le respect du cadre des 35h et des dispositifs négociés avant 2001 ;
• L’abrogation du jour de carence ;

Soutenues par la large intersyndicale, les enseignants, parents, animateurs… Les ATSEM ne lâcheront pas !

Pour un service public de qualité et égalitaire sur tout le territoire, l’intersyndicale CGT, FA-FPT, FO, SNU,TER FSU TERRITORIALE, Sud CT exige du gouvernement et des collectivités d’obtenir sans délai des réponses aux revendications des ATSEM.

Les organisations syndicales organisent une conférence de presse le 18 avril.

À partir de jeudi 19 avril 2018 : Grève reconductible des ATSEM sur toute la France ! 
Une heure, deux heures de grève, mobilisations, manifestations, alertes aux parents… : toutes les écoles doivent se faire entendre !

Mardi 22 mai 2017 : journée de grève et manifestation unitaire : Tou.te.s ensemble pour donner un avenir à la fonction publique

NON À LA FERMETURE DE L’ARVEJ !!!

 
 
Samedi 3 février les parents d’élèves Lillois ont pu voter pour décider de la semaine scolaire qui
correspondrait, pour eux, davantage aux besoins de leurs enfants et à leurs attentes organisationnelles, la
semaine de 4 jours ou celle de 4 jours et demi (mercredi ou samedi matin).
Les Lillois ont choisi massivement la semaine de 4 jours mettant ainsi un coup d’arrêt décisif aux Nouvelles
Activités Périscolaires dès la rentrée scolaire 2018.
 
La réforme des rythmes scolaires initiée en 2013 avait puisé toute son inspiration de diverses initiatives
remontant pour certaines aux années 80 mais essentiellement d’un dispositif pilote toujours existant dans notre
ville: l’ARVEJ (Aménagement du Rythme de Vie de l’Enfant et du Jeune).
 
Ce dispositif s’actionne depuis la rentrée 1996 dans le quartierMoulins (école maternelle Philippe de Comines et élémentaire
Victor Duruy) et permet aux enfants de bénéficier d’activités dequalité mises en place par une équipe d’animateurs qualifiés
travaillant de concert avec des enseignants impliqués etdéfenseurs du dispositif.
L’ARVEJ a pour intentions éducatives d’adapter les rythmes scolaires aux variations des rythmes d’activité de l’enfant, de
contribuer à la participation des enfants à la cité, de permettre un développement harmonieux de l’enfant. Ces intentions ambitieuses ne nous paraissent pas d’un autre temps et nous avons réussi depuis de nombreuses années à maintenir cette barque à flot avec plaisir et volonté.
Alors que la violence est omniprésente dans les quartiers populaires de Lille tel que celui de Moulins, que la
plupart de nos directeurs de services et élus ont l’opportunité de mettre leurs enfants dans les écoles des secteurs économiquement favorisés.
 
Nous nous positionnons fermement pour un maintien du dispositif et son renforcement en personnel statutaire et formé.
 
Nous étions déjà impactés par le recours systématique de notre direction à des contrats précaires, dits de « vacation » ou d’heures complémentaires avant les résultats annoncés de ce vote.
Inquiets de l’avenir de ce dispositif et du devenir de nos collègues non titulaires, nous revendiquons le maintien de ce dispositif remis en question tous les ans,  sa pérennisation, une lisibilité de celui-ci au sein des services de la ville ainsi que le recrutement statutaire de ses animateurs.
Malgré l’intention affichée de notre Maire auprès du corps enseignent de faire perdurer l’ARVEJ, nous déplorons la position du DASEN
(Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale) qui ne souhaite pas accorder la dérogation nécessaire à son maintien.
 
Nous revendiquons le maintien du dispositif par dérogation de l’éducation nationale, sa pérennisation, une lisibilité de celui-ci au sein des services de la ville,
le maintien des partenariats associatifs en cours et le recrutement statutaire de ses animateurs.
 
« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
Nelson Mandela

JEUDI 19 AVRIL : JOURNEE DE CONVERGENCE DES LUTTES ! MANIFESTATION REGIONALE A LILLE , PORTE DE PARIS 14H30.


Animé par la seule volonté de répondre aux intérêts individuels de quelques « premiers de cordée », aux revendications du MEDEF, le gouvernement et la majorité
parlementaire s’inscrivent dans une remise en cause profonde de notre modèle de société.
Salariés ou travailleurs dit autonomes, privés d’emploi, retraités, jeunes sont mis en opposition pour ne pas solliciter les moyens financiers
existants, ni répartir les richesses produites par le travail.


La CGT propose à toutes et tous d’agir le 19 avril pour une alternative de progrès social autour:


• De l’amélioration du pouvoir d’achat, des pensions et des minima sociaux sur la base d’un SMIC à 1800 euros.
• Du développement de l’emploi de qualité et la réduction du temps de travail à 32 heures.
• De l’obtention de droits collectifs de haut niveau prévus dans des conventions collectives ou des statuts.
• Du développement d’une industrie et de services publics qui répondent aux besoins des populations.
La CGT, ses militants, ses syndiqués sont à pied d’œuvre pour élever le rapport de force dont les travailleurs ont besoin pour la satisfaction de leurs revendications. Pour être plus fort, il faut être plus nombreux.

 

Une première journée de convergence des luttes.


Ces dernières semaines, des initiatives d’actions avec des grèves et manifestations ont été organisées dans plusieurs secteurs professionnels et territoires.
Les retraités et les salariés des EHPAD étaient mobilisés dans l’unité le 15 mars dernier. Ils étaient des milliers dans les rue. Les uns aspirent – à juste titre – à des niveaux de pensions leur permettant de vivre dignement, et les autres à travailler dans des conditions décentes.


Le 22 mars, les salariés de la fonction publique, des entreprises privées et publiques, les cheminots, étaient en arrêt de travail et en manifestation dans tout le pays.


Le 30 mars, les salariés de Carrefour se sont mobilisés contre le démantèlement du groupe orchestré pour répondre aux seules exigences de rentabilité des
principaux actionnaires.


Depuis le 3 avril, une mobilisation massive des cheminots est engagée pour le service public ferroviaire.
Toutes ces actions montrent que les salariés, les retraités, les jeunes ne s’en laissent pas conter. Ils exigent une autre action politique du gouvernement et que le patronat réponde à leurs revendications dans les entreprises.


Sur les lieux de travail, il s’agit d’interpeller le patronat à partir de vos revendications et de décider des formes d’actions pour participer aux manifestations organisées
dans les départements.


Pour la CGT, toutes ces luttes – comme celles en construction – nécessitent un grand rendez-vous d’actions interprofessionnelles et unitaires.


La CGT appelle les salariés du privé et du public, la jeunesse et les retraités à participer massivement à la journée d’actions, de grève et de manifestations le 19
avril prochain, une première étape dans le processus de convergence des luttes.

MANIFESTATION REGIONALE A LILLE PORTE DE PARIS 14H30

PRÉAVIS DE GRÈVE du 7 au 20 avril 2018

         

Messieurs les ministres,


La situation des agent-e-s de la Fonction publique ne cesse de se dégrader et les mobilisations sont importantes dans de nombreux secteurs, dans les trois versants, hospitalier, territorial et celui de l’Etat, comme l’a encore démontré la réussite de la journée de grève et de manifestations du 22 mars.

Sans répondre aux revendications, portées unitairement le plus souvent, le gouvernement a choisi de franchir un nouveau cap avec les annonces du 1er février dernier, déclinées dans le projet gouvernemental intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics ».

En préconisant un plan de départ volontaire pour accompagner les abandons de missions et les nouvelles suppressions d’emplois envisagées, le recours accru au non-titulariat et à la précarité, l’extension du salaire au mérite et donc de la rémunération accessoire et discriminante, la diminution des instances de représentation du personnel et des droits syndicaux, c’est à une nouvelle attaque d’une très grande violence à laquelle se livre le gouvernement contre le Statut général, les agent-e-s et les missions publiques.

Au lendemain de la rencontre entre vous et les organisations syndicales de la Fonction publique, nous constatons que le gouvernement refuse de remettre en cause les fondements de son projet de feuille de route. Nous nous félicitons cela dit du recul gouvernemental annoncé hier quant au projet du Président de mettre fin à la valeur unique du point d’indice, recul que nous portons à l’entier crédit de la mobilisation des agents.

C’est pour s’opposer aux régressions inacceptables que vous projetez et promouvoir d’autres mesures respectueuses du service public et de l’intérêt général que la CGT poursuit la bataille revendicative dans l’unité la plus large possible.

Dans la continuité de notre précédent préavis, et notamment en perspective de la journée d’action interprofessionnelle du 19 avril prochain, afin de permettre aux personnels d’exprimer leurs revendications, et si elles et ils décident d’inscrire le processus d’action dans la durée, la Fédération CGT des Services publics dépose donc des préavis de grève de 0 à 24 h pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale pour les journées suivantes : 7 avril, 8 avril, 9 avril, 10 avril, 11 avril, 12 avril, 13 avril, 14 avril, 15 avril, 16 avril, 17 avril, 18 avril, 19 avril et 20 avril 2018.

Avec les personnels qui décideront la grève, notre organisation portera notamment les revendications suivantes : 

- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ; 
- L’abrogation du RIFSEEP, dispositif injuste et portant atteinte à la Fonction publique de carrière, 
- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations d’emplois statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ; 
- Un nouveau plan de titularisation des contractuelles, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ; 
- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ; 
- L’abrogation du jour de carence ; 
- Le respect plein et entier de la démocratie sociale, du syndicalisme, de son rôle de représentation des agents et de ses moyens de fonctionnement et d’intervention (comité technique et CHSCT). 
- L’arrêt des processus de remise en cause des régimes des modalités d’organisation du temps de travail, le respect du cadre des 35h et des dispositifs négociés avant 2001 
- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ainsi que l’amélioration de la reconnaissance de la catégorie active et de la pénibilité. 
- Le rétablissement du 1% CNFPT

Notre organisation reste disponible pour toutes négociations sur les revendications du personnel.

Nous vous adressons, Messieurs les Ministres, nos salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics,
Baptiste TALBOT
Secrétaire général

NON À LA BAISSE DES PENSIONS   OUI AUX MOYENS POUR LES EHPAD

Les retraitées et les retraités :    ni privilégiés ni  assistés

Au 1er janvier 2018 la CSG a augmenté de 1,7 point. Une augmentation de 25 %, pour la plupart des retraités, provoquant une baisse nette des pensions de plusieurs centaines d’euros par an. Nous avons connu les blocages des pensions, des sous indexations, jamais une telle amputation !

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu le Président Macron pour faire preuve de solidarité et cette nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations.

Cette nouvelle baisse des pensions s’ajoute à une liste déjà longue de diminution du pouvoir d’achat des retraités : la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions pendant 4 ans.

Et comme si ça ne suffisait pas, la pension de 2018 sera à nouveau gelée et les complémentaires bloquées pour très longtemps. Le 1er janvier, arrivent les augmentations des complémentaires santé, du gaz qui prend 6,9 %, du forfait hospitalier qui passe à 20 €, des taxes sur le carburant… 

D’autres choix budgétaires sont d’autant plus  possibles

…..Que le gouvernement multiplie  les cadeaux fiscaux en direction des plus fortunés avec par exemple

la suppression de l’ISF pour les patrimoines boursiers et la mise en place d’une taxation plafonnée à 30 % pour l’imposition des dividendes. Ce qui  représente 4,5 Milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus fortunés.

 Ensuite, le gouvernement met en avant le déficit budgétaire provoqué par lui-même avec de telles pertes fiscales pour imposer de la rigueur et de l’austérité au reste de la population.

Et c’est dans ce cadre qu’intervient la hausse de la CSG qui prend une part de plus en plus grande dans le financement de la Sécurité Sociale en remplacement de la cotisation sociale payée par les salariés et les employeurs. 

En France, les 39 milliardaires en dollars ont vu leur fortune grimper de 21 % au cours de cette seule année 2017, atteignant, au total, 245 milliards. Sur les vingt dernières années, les dix plus grandes fortunes françaises ont augmenté de 950 % ; bien loin des 35 % d’inflation dans la même période. Le CAC 40 a progressé de 9,26 % cette année, bien loin de la progression des salaires et des pensions. 

La pension du retraité n’est pas une allocation sociale , ni une variable d’ajustement mias un droit acquis par le travail.    

Le 28 septembre 2017, à l’appel de nos neuf organisations de retraité-e-s, des manifesta­tions organisées dans tous les départements ont rassemblé plus de 80 000 personnes. Il s’agissait de mettre en garde contre l’augmentation de la CSG.

Malgré nos protestations, il s’est trouvé une majorité parlementaire pour suivre les projets du gouvernement. 

Désormais, la Loi de Finances pour 2018 et la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018 sont votées, actant une économie sur la branche maladie de 4,5 Milliards d’euros dont 1,5 Milliard sur les Hôpitaux. 

 Des  cadeaux fiscaux organisés à l’égard d’une minorité et des mesures de rigueur à l’égard du plus grand nombre, dont les personnes retraitées.Fin janvier, de nom­breuses personnes retraitées ont fait le constat d’une baisse de leur pension en découvrant les chiffres portés sur leurs virements bancaires.

La Santé, notre bien le plus précieux

Le 30 janvier dernier des milliers de salariés se sont mobilisés dans les EHPAD (Etablissement Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes).

Des milliers de Retraités se sont également mobilisés à cette occasion pour porter ensemble les difficultés rencontrées par les salariés et les résidents.

 Depuis de nombreux mois, les conflits dans les EHPAD se sont multipliés.

 La couverture médiatique de ces évènements a permis que la France découvre l’indignité avec laquelle on traite les ainés dans notre pays. Les témoignages édifiants des personnels sur leur conditions de travail mais aussi des familles sur la prise en charge « maltraitante » des résidents sont alarmants.    

Dans toute la France, en manifestant le 15 mars vous montrerez au gouvernement votre refus total de tels choix budgétaires tournant le dos à la réponse aux besoins sociaux.

Les retraitées et les retraités seront mobilisés et agiront en convergences avec les salariées des EHPAD sur toutes leurs revendications 

 Non à la hausse de la CSG / Non à la baisse des pensions  

 OUI aux moyens supplémentaires pour les EHPAD       

 

                                                                                                                        JOURNEE  NATIONALE  D’ACTION

                                                                                                                         JEUDI  15  MARS 2018

                                                                                                                                 14H00

    

                                                                                                   RASSEMBLEMENT  PLACE de la REPUBLIQUE  à LILLE

                                                                                                                         ( face à la Préfecture)  

JEUDI 22 MARS : GRÈVE ET MANIFESTATIONS DANS LA FONCTION PUPLIQUE

Les organisations syndicales CFTC, CFE-CGC, CGT, FA-FP, FO, FSU et SOLIDAIRES,
réunies ce jour, continuent d’inscrire résolument leur action dans la préparation de la
journée de grève et de manifestations du 22 mars 2018.
Elles œuvrent collectivement à mobiliser les fonctionnaires et agents publics à travers une
pétition qui rappelle leurs revendications communes.
Elles expriment leur incompréhension et leur indignation face au silence du gouvernement
qui ne respecte pas les obligations légales de négocier dans le cadre du préavis de grève.
Elles rappellent leurs revendications pour la défense de la fonction publique, du statut
général des fonctionnaires, des emplois publics et pour l’augmentation des salaires des
agents publics.
A l’inverse des orientations inquiétantes portées par le gouvernement ainsi que celles
contenues dans le programme « Action publique 22 », la qualité des services publics à
rendre aux usagers sur l’ensemble du territoire, la défense de l’intérêt général, nécessitent
un plan ambitieux de créations d’emplois qualifiés pérennes et de qualité dans les
nombreux services qui en ont besoin, une plus grande reconnaissance du travail et des
missions exercées par les agents-es et une amélioration significative de leurs salaires.
Elles nécessitent aussi des discussions pour un nouveau plan de titularisation des
contractuel-es et de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser
son extension.
Elles engagent les personnels à tout mettre en œuvre pour réussir la
journée du 22 mars 2018 et à débattre dans l’unité la plus large possible
des perspectives à venir.
Elles tiendront une conférence de presse unitaire le 16 mars 2018 à 10h00 pour
indiquer les avancées de la mobilisation.
Fait à PARIS, le 6 mars 2018

Pour les missions publiques, l’emploi, le pouvoir d’achat, toutes et tous mobilisé.e.s le 22 mars

 

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habillerde profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS
LE 22 MARS 2018

Pour : 
- Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ; 
- L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ; 
- Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ; 
- Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ; 
- L’abrogation du jour de carence ; 
- La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

D’ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.

Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d’information et d’alerte des personnels, notamment sous la forme d’une pétition unitaire.

  • La CGT
  • Union Locale CGT Lille
  • Union Départementale CGT Nord
  • Union CGT des Services Publics

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