Archive pour 6 mars 2018

EHPAD : Préavis de grève pour le jeudi 15 mars

EHPAD | Préavis de grève pour le jeudi 15 mars 2018 adressé à M. DARMANIN

Monsieur le Ministre,

Les organisations syndicales CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA-FP, FO, FSU, SUD, UFAS et UNSA, soutenues par l’AD-PA et de nombreuses associations ainsi que par les organisations syndicales de retraités, appellent à la grève tou-te-s les professionnel-le-s des EHPAD et services d’aides, de soins et d’accompagnement à domicile ainsi que l’ensemble des salarié-e-s, agents et retraité-e-s qui souhaitent apporter leur soutien ce jeudi 15 mars 2018.

Le 30 janvier dernier, des centaines de milliers de professionnel-le-s (31% de grévistes dans le secteur), se sont mobilisé-e-s devant les établissements ou en manifestation pour dénoncer leurs conditions de travail et les conséquences dramatiques sur le bien-être, les soins et la sécurité des personnes âgées accompagnées au quotidien.

Le manque criant d’effectifs et de moyens dans les établissements accueillant des personnes âgées (EHPAD) et dans les services d’aide, de soins et d’accompagnement à domicile est reconnu par tous. La réforme de la tarification introduite par la Loi vieillissement dite « ASV », qui va se traduire par des suppressions massives de postes, est unanimement rejetée.

Malgré cela, ni le Président de la République, ni les Ministères concernés n’ont daigné répondre favorablement à la demande de l’intersyndicale d’ouvrir immédiatement des négociations dans le secteur pour obtenir de réels moyens pour les agents et les personnes âgées.

Aujourd’hui, les personnels ne demandent pas, ils exigent que l’amélioration de leurs conditions de travail passe par un accueil de qualité de leurs aînés. Ils exigent pouvoir prodiguer des soins à hauteur des besoins de chaque personne âgée aidée. Il est maintenant grand temps que l’État prenne ses responsabilités.

Il aura fallu attendre ce mardi 27 février 2018, pour que Madame la Ministre de l’action sociale et de la santé annonce la mise en place d’un cycle de rencontres avec les acteurs de l’aide afin de mieux répondre aux enjeux du vieillissement de la population.
L’intersyndicale prend acte de cette annonce.
La question de l’amélioration de l’aide aux personnes âgées en établissement et à domicile comme la mise en place d’un financement pérenne et solidaire de l’aide à l’autonomie méritent en effet une large concertation de l’ensemble des acteurs.
Pour autant l’intersyndicale rappelle que des mesures peuvent être mises en place à très court terme pour améliorer le quotidien des personnes âgées, à domicile et en établissement, tout comme les conditions de travail des professionnels :

• Augmenter le temps passé auprès des personnes âgées à domicile et appliquer le ratio d’un personnel pour une personne accompagnée en établissement (prévu par le Plan Solidarité Grand Âge de 2006)

• Revaloriser les salaires, améliorer les carrières et les conditions de travail des personnels à domicile et en établissement dans le cadre du statut et des Conventions Collectives Nationales.

• Pérenniser le financement de l’aide à domicile, abroger les dispositions législatives baissant les dotations des établissements et maintenir de tous les effectifs.

Dans le champ de la Fonction publique territoriale, notre organisation porte également les exigences suivantes :

  • Un service public égalitaire pour tous sur l’ensemble du territoire ;
  • Une prise en charge de qualité pour les résidents et personnes accompagnées ;
  • Un service non lucratif, accessible financièrement à chacun d’entre nous ;
  • L’amélioration des conditions de travail avec un déroulement de carrière prenant en compte les qualifications et la reconnaissance de la pénibilité ;
  • Le recrutement massif et immédiat de personnels qualifiés et diplômés en nombre suffisant pour assurer la sécurité et le bien-être des résidents et personnes accompagnées ;
  • Le respect des missions de chacun des professionnels et de leurs fiches de poste ;
  • Une prise en charge financière des déplacements pour les aides à domicile ;
  • La suppression du jour de carence ;
  • Des emplois du temps non « entrecoupés » par des pauses interminables et non rémunérées ;
  • Pour des grilles indiciaires permettant le doublement du traitement du début à la fin de la carrière ;
  • L’arrêt du processus de réforme territoriale ;
  • La mobilisation des moyens financiers nécessaires au bon fonctionnement des missions publiques des collectivités territoriales dans l’intérêt des usagers ;
  • Le respect plein et entier de la démocratie sociale, du syndicalisme, de son rôle de représentation des agents et de ses moyens de fonctionnement et d’intervention (CT et CHSCT).

Dans ce cadre, soutenue par les organisations syndicales de retraité-e-s en grève le 15 mars 2018, la Fédération CGT des Services publics, dépose un préavis de grève de 0 à 24 h (incluant les nuits en amont et en aval) pour l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale et particulièrement celles et ceux intervenant dans le cadre des missions de la prise en charge des personnes âgées (EHPAD, foyers-logements, SSAD, SSIAD, Conseils Départementaux…) la journée du 15 mars 2018.

Ces grèves et manifestations participeront à la construction globale du rapport de force nécessaire face à la politique régressive globale du gouvernement. Les luttes et revendications convergeront alors le 22 mars 2018 lors de la journée de grève et manifestation à l’appel de l’intersyndicale fonction publique.

Nous vous adressons, Monsieur le Ministre, nos sincères salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics,
Baptiste TALBOT,
Secrétaire général

PRÉAVIS DE GRÈVE NATIONAL POUR LE 8 MARS

Préavis de grève national pour le 8 mars adressé à M. DARMANIN

Monsieur le Ministre,

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous appelons les salarié-e-s et agents territoriaux à se mobiliser pour que les questions d’égalité femme-homme dans la société et au travail soient une priorité.

Dans la fonction publique territoriale les inégalités de genre existent. Les femmes qui représentent 62% du personnel perçoivent en rémunération nette moyenne 8,3% de moins que les hommes. Cet écart s’explique, entre autres, par les nombreux métiers à prédominance féminine dont les qualifications ne sont pas reconnues. À qualifications égales, les inégalités salariales persistent.

Le Président de la République a déclaré le 25 novembre 2017 que L’Égalité entre les femmes et les hommes serait « la grande cause nationale » du quinquennat.

Les dernières annonces du gouvernement prônant le gel du point d’indice, la suppression de 120000 emplois dans la FP, le recours aux contractuels, l’individualisation de la rémunération ne vont qu’accroître les inégalités.

Le gouvernement veut également fusionner les instances représentatives du personnel. Le risque majeur est une régression de la prise en charge par les CHSCT des problématiques de santé, de sécurité et de conditions de travail, dont les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes.

Selon les derniers chiffres publiés par la DGCL en décembre 2017, 18,7% des effectifs de la territoriale (plus gros pourcentage des trois versants de la fonction publique) sont des contractuels dont 67% sont des femmes.

Elles sont touchées par les inégalités de rémunération, par les temps non-complets, la précarité imposée avec pour conséquence de plus faibles retraites.

L’urgence à obtenir l’égalité est toujours là.

La Fédération CGT des Services publics a des propositions pour que l’égalité entre les femmes et les hommes soit une réalité :


- la revalorisation des grilles rémunérations des métiers à prédominance féminine afin d’accéder à l’égalité salariale et la reconnaissance des qualifications ;
- la titularisation des contractuel-le-s ;
- la reconnaissance de la catégorie active pour les professions à prédominance féminine dont la pénibilité est incontestable ;
- la suppression des ratios promus-promouvables pour l’accession aux grades supérieurs (pouvant être la conséquence des temps partiels, des congés maternité) ;
- la revalorisation des pensions de retraite pour tous, notamment pour les femmes qui subissent le blocage de leur carrière et des bas salaires dans des métiers pénibles et peu reconnus.
- La suppression de la journée de carence.

 

Il est urgent de mettre en place un vrai plan d’action avec des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail comme dans la vie.

Afin de permettre aux personnels de notre champ fédéral de participer aux initiatives de mobilisation qui seront organisées, la Fédération CGT des Services publics dépose un préavis de grève de 0 à 24 h pour la journée du 8 mars, couvrant l’ensemble des agents de la Fonction publique territoriale.

Nous sommes disponibles pour une négociation dans le cadre de ce préavis et vous adressons, Monsieur le Ministre, nos respectueuses salutations.

Pour la Fédération CGT des Services publics,
Baptiste TALBOT,
Secrétaire général

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

 Rappelons à nos employeurs que l’égalité est un droit constitutionnel… même dans la fonction publique !

La Fonction publique, c’est 5,4 millions d’agent·e·s, dont 3,3 millions de femmes, soit
62 %. L’écart salarial entre les femmes et les hommes titulaires y est de 19 %.

L’écart salarial femmes-hommes est de :
➜ 14,4 % dans la Fonction publique d’État
➜ 8,3 % dans la Fonction publique territoriale,
➜ 21,4 % dans la Fonction publique hospitalière.

Dans les trois versants, 82 % des temps partiels sont occupés par des femmes.

Dans une période où les droits des femmes sont constamment remis en cause, nous devons faire de ce 8 mars une grande journée pour l’émancipation des femmes au travail et dans la société.

Nous devons gagner l’égalité, les employeurs publics doivent être exemplaires en la matière.

Régulièrement la CGT interpelle les différents employeurs :
✔ pour rappeler l’interdiction du gel de note pendant les congés maternité ;
✔ pour supprimer les quotas des promus-promouvables pour l’accession aux grades supérieurs (conséquence des temps partiels, des absences afférentes à la grossesse) ;
✔ pour la titularisation des agent·e·s ;
✔ pour la reconnaissance de la catégorie active pour certaines professions dont la pénibilité est incontestable ;
✔ pour la revalorisation des grilles salariales des métiers à prédominance féminine afin d’accéder à l’égalité salariale et pour la reconnaissance des qualifications exigées ;
✔ pour le maintien des RTT et congés annuels pendant la maternité ;
✔ pour la revalorisation des pensions de retraite où les femmes subissent les conséquences des maternités, de prise en charge familiale, et des bas salaires dans des métiers peu reconnus.

Toute l’année, mais aussi ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, n’hésitez pas à joindre le syndicat CGT de vos établissements, services et collectivités.

Des manifestations, des rassemblements et initiatives, des heures d’information et
des débrayages à 15 h 40 sont organisés pour exiger une réelle égalité.

Ensemble obtenons :
✔ L’égalité salariale ;
✔ La fin des discriminations liées à la maternité sur l’évolution de carrière ;
✔ L’obtention du droit aux RTT suite aux congés maternité, paternité et adoption ;
✔ La fin des violences sexistes et sexuelles avec un véritable plan de prévention.

L’égalité professionnelle n’est pas un cadeau, c’est un droit !

Le 8 mars, manifestons et mobilisons-nous partout sur le territoire.

  • La CGT
  • Union Locale CGT Lille
  • Union Départementale CGT Nord
  • Union CGT des Services Publics

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