Laisser un commentaire
Dernières mise à jour :  | Par cgt-villedelille

LES VŒUX SE SUCCEDENT, LA REGRESSION PERDURE !!!

 

 

La CGT des personnels actifs et retraités de Lille, Helemmes et Lomme vous adresse à toutes et à tous ses meilleurs vœux d’espoir de conquête et de courage pour cette nouvelle année 2018.

Pour cette nouvelle année il est plus que temps d’imposer et de revendiquer de ce que nous voulons, au lieu de subir ce que nous ne voulons pas.

Ces vœux du 12 janvier 2018 sont ceux du syndicat CGT, fidèle à son engagement et ses combats depuis plus de 100 ans qui ont permis l’avènement des congés payés, de la protection sociale (maladie et retraite), du statut de la fonction publique, de l’amélioration et la réduction du temps de travail, de l’expression syndicale des salariés…

Ces conquêtes syndicales et de la CGT ne doivent jamais être oubliées et notre génération a la charge de les défendre et de les accroitre pour nous et les générations futures.

Par contre les vœux que vous allez entendre ce jour de la part de notre équipe municipale sont-ils vraiment en phase avec notre ambition de maintien de nos acquis et de nos perspectives de progrès social ?

 Les vœux se succèdent, la régression s’installe !

 Évidemment, nous ne pouvons-nous satisfaire de ces déclarations attendues, d’opportunité médiatique, alors que nous constatons au quotidien l’alignement de nos élus et de notre administration sur les nouvelles injonctions et préconisations de l’actuelle majorité gouvernementale.

 

Ainsi, sans surprise, les vœux 2018 auront à leur menu, des mets bien moins ragoutants que ceux qui vous seront  servis tout à l’heure : 

En (r)entrée : La privatisation des services avec une petite mise en bouche annoncée récemment, la privatisation des services Fourrière et Objets trouvés.

Privatisation programmée et annoncée comme possibilité de réduire les coûts de fonctionnement et d’améliorer son « dit » fonctionnement. Il est vrai qu’une gestion privée de cette mission publique peut réduire ses coûts en développant la précarité de l’emploi et l’intensivité du travail, le non-respect des salariés. Chose qui ne semble ne pas déranger et choquer notre équipe municipale. Avec de tels critères un grand nombre de services municipaux pourraient avoir le même destin avec la bénédiction d’une équipe municipale désinhibée de toute exigence éthique et sociale.

 

En plat de résistance :

Nous sommes tous à constater une dégradation des conditions de travail, des suppressions de postes dans nos services (à la faveur de mobilités ou de départs en retraites), de mises en places d’horaires de plus en plus contraignants (sans aucune concertation ni dialogue avec les agents concernés), de recours massif à l’emploi précaire (même sur des missions permanentes de services au public)…

Quant à nos possibilités d’évolution de carrière et de rémunération, elles sont de plus en plus réduites et amputées avec la mise en place de ratios d’avancement de grade de plus en plus étriqués, sans parler de possibilités des promotions internes rendues quasi inexistantes par la politique de suppression de poste et de non recrutement de titulaires (puisque que l’essentiel des recrutements se fait par la voix contractuelle et non parmi les lauréats de concours, fermant ainsi la porte  aux possibilités de promotion interne dans une catégorie supérieure).

À ce propos, notre syndicat se bat pour l’augmentation des ratios d’avancement pour que tous les agents puissent bénéficier d’un avancement de grade et d’une carrière complète alors qu’aujourd’hui, selon la très officielle DGCL (direction générale des collectivités locales) seuls 3% des agents bénéficient d’une carrière complète avant leur départ à la retraite dans leur catégorie.

Sur la question de la CAP s’il y a bien une urgence et un combat c’est bien celui-là !

 

En dessert :    « La régression du dialogue social »

Lors de ces vœux de l’autorité territoriale, on nous fera  croire à un dialogue social harmonieux, bienveillant et respectueux avec les organisations syndicales des salariés de notre collectivité.

Nous ne pouvons que dénoncer l’absence totale de ce pseudo dialogue social !

 

La réalité est toute autre :

Une consultation des instances paritaires du personnel (CAP, CTP, CHSCT) uniquement formelle, sans aucune prise en compte des avis divergents des représentants du personnel, ni aucune concertation en amont de décisions modifiants la situation des agents ou des services de notre collectivité.

 

En bon élève des méthodes préconisées par les deux Manus (Valls et Macron) la ville de Lille va jusqu’à pratiquer la discussion avec les seules (voire la seule) organisations syndicales en accord avec elle sur ses projets de réorganisations des services et de modification de conditions de travail des agents.

 

          En digestif :  

Pour nous, seule la mobilisation des agents permettra d’inverser ces politiques régressives, tant nationales que locales, et  de conquérir des droits nouveaux.

Rappelons-nous qu’il n’est pas de « sauveur suprême », producteurs (agent-e-s) sauvons-nous, nous-mêmes et décrétons les services publics commun !!!!! Adaptation d’une veille chanson militante, composée à la demande de Gustave DELORY (ancien Maire de Lille – Socialiste)