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Dernières mise à jour :  | Par cgt-villedelille

NON À LA FERMETURE DE L’ARVEJ !!!

 
 
Samedi 3 février les parents d’élèves Lillois ont pu voter pour décider de la semaine scolaire qui
correspondrait, pour eux, davantage aux besoins de leurs enfants et à leurs attentes organisationnelles, la
semaine de 4 jours ou celle de 4 jours et demi (mercredi ou samedi matin).
Les Lillois ont choisi massivement la semaine de 4 jours mettant ainsi un coup d’arrêt décisif aux Nouvelles
Activités Périscolaires dès la rentrée scolaire 2018.
 
La réforme des rythmes scolaires initiée en 2013 avait puisé toute son inspiration de diverses initiatives
remontant pour certaines aux années 80 mais essentiellement d’un dispositif pilote toujours existant dans notre
ville: l’ARVEJ (Aménagement du Rythme de Vie de l’Enfant et du Jeune).
 
Ce dispositif s’actionne depuis la rentrée 1996 dans le quartierMoulins (école maternelle Philippe de Comines et élémentaire
Victor Duruy) et permet aux enfants de bénéficier d’activités dequalité mises en place par une équipe d’animateurs qualifiés
travaillant de concert avec des enseignants impliqués etdéfenseurs du dispositif.
L’ARVEJ a pour intentions éducatives d’adapter les rythmes scolaires aux variations des rythmes d’activité de l’enfant, de
contribuer à la participation des enfants à la cité, de permettre un développement harmonieux de l’enfant. Ces intentions ambitieuses ne nous paraissent pas d’un autre temps et nous avons réussi depuis de nombreuses années à maintenir cette barque à flot avec plaisir et volonté.
Alors que la violence est omniprésente dans les quartiers populaires de Lille tel que celui de Moulins, que la
plupart de nos directeurs de services et élus ont l’opportunité de mettre leurs enfants dans les écoles des secteurs économiquement favorisés.
 
Nous nous positionnons fermement pour un maintien du dispositif et son renforcement en personnel statutaire et formé.
 
Nous étions déjà impactés par le recours systématique de notre direction à des contrats précaires, dits de « vacation » ou d’heures complémentaires avant les résultats annoncés de ce vote.
Inquiets de l’avenir de ce dispositif et du devenir de nos collègues non titulaires, nous revendiquons le maintien de ce dispositif remis en question tous les ans,  sa pérennisation, une lisibilité de celui-ci au sein des services de la ville ainsi que le recrutement statutaire de ses animateurs.
Malgré l’intention affichée de notre Maire auprès du corps enseignent de faire perdurer l’ARVEJ, nous déplorons la position du DASEN
(Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale) qui ne souhaite pas accorder la dérogation nécessaire à son maintien.
 
Nous revendiquons le maintien du dispositif par dérogation de l’éducation nationale, sa pérennisation, une lisibilité de celui-ci au sein des services de la ville,
le maintien des partenariats associatifs en cours et le recrutement statutaire de ses animateurs.
 
« L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. »
Nelson Mandela